• Franchement, n'achète jamais de chiens.

    C'est vrai qu'à première vue c'est sympa, ces boules de poils qui te rapportent une balle. En plus, les gens qui viennent te voir s'émerveillent lorsqu'ils te gerbent sur le tapis. ("Oh regarde, il a vomi, c'est trop mignon !)

    On voit que c'est pas toi qui nettoie, connasse.

    Chienne de vie

    Marche aussi pour les chats

    Parce que si tu ne le sais déjà, ton chien choisit toujours avec soin l'endroit où il va te faire une offrande, de préférence un endroit de passage, pour que t'aies plus de chances de mettre le pied dedans. Et vu que moi je me trimballe sans arrêt pieds nus, j'y ai toujours droit.

    Donc laisse moi te narrer le dernier trauma en date.

    Notes que je suis vraiment motivé, parce que ce connard de blog a décidé de faire une mise à jour au moment où j'avais fini d'écrire, et que évidemment ça avait pas sauvegardé. 

     

    Donc pour en revenir au fil du récit, figures-toi que le petit (oui, parce que y a le petit chien, et le gros) m'a salopé le tapis récemment, en gerbant allègrement sur l'affaire.

    Chienne de vie

    Voilà à quoi il ressemble. Le petit.

    Pourquoi ? Parce qu'il bouffe comme un gros morfale, et qu'il ne prend pas le temps de mâcher ses croquettes, genre j'ai pas été nourri depuis 3 semaines. 

    Chienne de vie

    A la bouffe !

    C'est d'ailleurs une de ses nombreuses spécialités. Parce que quand il ne rend pas sa bouffe sous forme d'Activia au muesli prédigéré, il pisse sur son coussin pendant la nuit. Les dernières statistiques s'élèvent à une nuit sur cinq, ce qui m'a obligé à sévir.

    Je lui ai donc collé une Pampers au cul histoire d'arrêter le massacre. T'as de la chance, je viens de retrouver la photo. Je te laisse constater.

    Chienne de vie

    Problème réglé

    Sinon, cette cochonnerie, à force de bouffer comme un chancre et d'avaler sa bouffe tout rond, me pose des troncs de baobabs un peu partout dans le jardin. Je te jure, je sais pas comment il fait.

    Et Dieu sait que c'est une véritable usine à merde.

    La nouveauté, c'est qu'il fait ça pile là où je gare la Clito quand je rentre du boulot. Et forcément, si je l'évite le matin au départ, grandes sont les chances pour que j'oublie pendant la journée et que je foute le pied dedans le soir venu.

     

    Mais bon.

    Là, je rentre du taff, et en entrant dans mon havre de paix, je constate que ça remugle sévère. Mais voyant arriver le petit avec sa tête caractéristique de lorsqu'il fait une connerie, je me suis pas demandé 4 heures ce qu'il était arrivé.

    Chienne de vie

    Gros flag'

    "T'as chié où encore ?" que je lui demande. Seule réponse, aller gratter à la porte pour sortir. Remarque, je me dis qu'il est pas con de mettre les voiles, parce que la découverte de ses cadeaux me met rarement de bonne humeur.

    Je pars donc à la chasse à la merde, et inspecte tous les endroits où il aurait pu camoufler son odieux forfait. Mais que dalle. Je vais dans la chambre et la salle de bain, mais force est de constater que ça sent pas le renard mort. Par contre, ça continue à puer méchant dans le salon. En sortant de la piaule, je vois un truc informe sous la table basse. 

    Je te raconte pas. La seule fois où j'ai été autant horrifié, c'est quand j'ai vu la coiffure de Raphaelle Ricci pour la première fois. Un Fukushima de croquettes mouillées. 

    Sur le tapis ET le sol évidemment.

    Ca sentait tellement fort que j'ai dû m'y reprendre à deux fois pour aller choper la carpette. La première fois, j'ai cru que mes sourcils allaient fondre tellement ça m'a vrillé les sinus.

    Chienne de vie

    Alerte puanteur.


    Le pire, c'est que même en arrêtant de respirer pour aller choper le tapis (puisqu'il fallait déplacer la table), l'odeur venait me chatouiller les narines, à peu près de la sorte :

    Chienne de vie

    Tiens, regarde comme ça sent bon.

    J'ai fini par réussir à replier l'affaire et à la balancer dehors. Evidemment, il en fallait aussi un peu par terre, ce qui m'a forcé à nettoyer le sol, chose qui arrive habituellement une fois par mois (tu jugeras quand t'auras des chiens). Avec pour arme la pelle et la balayette, j'ai entrepris la récolte, que j'ai allègrement foutue dans un sac plastique à mettre dans la poubelle "déchets nucléaires".

    Chienne de vie

     Quand ma mère me rend visite, ou que le petit gerbe.

     

    Tout ça pour te dire que le week end aura été épuisant. Heureusement, j'ai pas pris de coups de soleil, vu qu'il n'arrivera pas avant juin.

    Chienne de vie

    Super dodu, je n'en peux pluuuuuuuuus

     


  • Et oui vois-tu.

    Après plus de six mois de silence, je redébarque. Tout ça parce que ma boite de réception déborde de réclamations de gens que je ne connais même pas et qui se croient sur Canal+ à la demande.

    Alors ça va que j'ai des trucs à te raconter. Et plus de temps que lorsque je devais apprendre des trucs de merde pour les partiels. D'ailleurs j'ai tout plié ce matin, à peu près comme illustré ci-dessous.

     

    Rangement des feuilles dans les dossiers...

     

    Reprise du service !

    Puis classement des dossiers eux-mêmes.

     

    Reprise du service !

    Et descente d'un étage jusqu'à la poubelle jaune.

    Bref, une bonne chose de faite.

    Alors figures-toi que j'ai trouvé mon stage. Jusque là, si tu as été étudiant non-pistonné, tu admettras qu'il y a motif à chanter en Gospel et danser la Macarena jusqu'à en perdre son saoul. 

    Reprise du service !

    Moi-même, sortant de mon entretien.

    Sauf que. 

    (ben ouais ça aurait été trop beau tu penses)

    Sauf qu'on m'a laissé le choix entre Marcy l'Etoile et Bourg En Bresse. Ca fait rêver. Donc en gros, fallait choisir entre 4h de route par jour (dont 3 de bouchons pour traverser Lyon) et 45 minutes de route pour les contrées plus exotiques, vierges de tout embouteillage. Tu te doutes bien que j'ai pas étudié la question trop longtemps. Donc va pour Berk en Brousse.

    Je t'ellipse narrative les temps joyeux des exams, fruits des esprits malsains de nos profs, qui ont dû faire un concours du partiel le plus pourri de tous les temps. Et y avait du niveau.

    Reprise du service !

    Gros tacle par les profs

    Donc premier jour de joie.

    Et tu me connais, il m'arrive toujours, forcément un truc.

    Aujourd'hui c'est donc le réveil qui se propose de ne pas sonner, le con. Réveil instantané et calcul du temps restant pour arriver à l'heure. 45 minutes, soit pile poil le temps du trajet.

    Reprise du service !

    Marathon dressing / salle de bain / frigo

    Me suis bougé le cul pour m'habiller et bouffer un truc que je finirai dans la bagnole, et en 2 minutes chrono c'était torché. 

    Mais tu penses bien que ça aurait été trop simple. 

    En montant dans la Clito, je m'aperçois qu'elle a plus de gasoil, m'étant dit la veille que j'aurai surement 15 fois le temps demain. 

    Autonomie limitée, qu'elle me dit. 

    Connasse.

    Reprise du service !

    Approximation de mon état

    Alors vas-y que je vais à Carrouf, "vais mettre 10 balles dans cette merde, ca suffira", me suis-je donc proposé. Donc grand détour jusqu'à l'enseigne, où j'ai eu de la moule puisque y avait personne.

    Reprise du service !

    Arrivée en fanfare

    10 balles plus tard, je mets les voiles sur la grand-route. Et puisqu'évidemment je commençais à être à la bourre sévère, il a fallu rouler légèrement au dessus des limitations de vitesse.

    Reprise du service !

    Roule, Raoul

    Bien sûr, la route je la connaissais pas (tu crois que je vais souvent là-bas toi ?). Et vu que TomTom était pas à jour, il n'a pu me notifier des "zones de danger".

    Autant dire les radars.

    Et ce qui devait arriver, arriva. Bordel.

    Reprise du service !

    Cheese !

    M'enfin, je crois que j'étais sous les 5kmh. Je guette le courrier. So far so good.

    Chemin faisant, je constait qu'une fois de plus, le fatum s'acharnait sur moi. Donc j'arrive à Bourg-En-Bresse et déboule sur la terre battue qui fait office de parking. Avec 3 minutes de retard, j'acquiers une dextérité rare pour me garer.

    Reprise du service !

    Comme papa dans maman !

    Après les formalités d'usages avec la manager, j'ai fait semblant de m'intéresser au fabuleux historique, aux croisades contre l'ennemi Adecco et son orchestre, en prenant deux-trois notes sur mon nouveau cahier. Présentation de l'équipe, dont j'oublie les prénoms à mesure que j'avance.

    Pour me faciliter la tâche, deux doublons dans les prénoms. 

    Je préviens tout de suite que je vais me planter pendant 3 mois avant d'appeler les gens par leurs bon patronyme, histoire de mettre les choses au clair. 

    On m'apprend au passage que je suis le seul mec de l'équipe.

    Reprise du service !

    J'avais pas remarqué

    Je sens que ça va puter sévère, vu l'équipe. Je me réjouis d'avance. (Edit : je me suis pas planté. Te raconterai en temps voulus)

    Puis vas-y qu'on me montre mon bureau. Je m'inquiète un peu en voyant que j'ai déjà deux moniteurs et une oreillette pour téléphoner comme quand tu bosses au MacDrive.

    Pensant avoir trois minutes de répit, je me cale le cul sur ma chaise.

    Penses-tu. Voyant de la main d'oeuvre à exploiter, à peu près tout l'open-space s'est rué sur moi pour m'expliquer avec vigueur leurs tâches et me déposer des dossiers explicatifs.

    Reprise du service !

    Tiens, lis. Tu vas voir c'est facile.

    C'est alors qu'on m'a autorisé à allumer mon ordi, pour justement voir comment fonctionnait l'affaire. J'ai rarement vu un truc aussi moche.

    Tu te souviens des premiers ordis, avec un écran noir et une écriture blanche ? 

    Ouais, comme les minitels.

    Ben là, c'est pareil. Sauf que là, on a même du vert et du rouge. Chapeau melon l'artiste, on arrête pas le progrès. J'ai demandé si c'était un bizutage ou un truc comme ça. Mais non, c'était bien sérieux. Autant te dire qu'il faut s'adapter.

    Reprise du service !

    Tentative de familiarisation avec le logiciel.

    Sans m'en expliquer plus, on me confie une tâche et on me dit "lance-toi" (comme Uncle Ben's), sauf que là c'était le gros bide. J'ai quémandé une nano-formation à la manager, parce que vu la convivialité du machin, je te jure que j'y serais encore (la touche F14, ca te parle ?)

    Reprise du service !

    Tentative en solo

    Donc voilà qu'on m'explique à peu près comment ça marche. En fin de journée, je fais mine d'avoir compris, mais la démonstration ne porte pas autant ses fruits que je l'eus espéré. 

    Reprise du service !

    Démonstration de ma maitrise

    Après une telle journée, je mets les voiles vers une nuit de repos bien méritée. Et dire que demain, je refais la même.

    Reprise du service !

    Et j'ai pas fait de détour.


  • Tu n'es pas sans savoir qu'ici c'est les soldes.

    A moins que tu ne résides dans ces départements qui attendent d'innocents touristes à rouler dans la farine (et la crème solaire premier prix). Effectivement, non-contents de venir glaner quelque coup de soleil, il leur faudra être au summum de la mode sur leur serviette Yves Rocher, lorsqu'ils invaderont les quelques centimètres carrés restants sur la plage.

    Et se faire claquer les bourrelets dans un maillot H&Merde, c'est un peu la classe.

    Qu'on se le dise.

     

    Mais puisque tu es très friand de mes folles aventures, je vais te conter ma dernière rencontre en date, avec une bouffone. Et je te le dis tout de go, autant j'ai pu croiser des chieuses, mais celle-ci c'était une synthèse.

     

    Alors que j'avais quelques heures à tuer, et revenant d'une glamoureuse sortie courses chez Carrouf, je me suis proposé d'aller trouver un nouveau T-shirt pourri, que je porte avec élégance quand je me retrouve seul à la maison (ou avec ma moitié, mais dans le même appareil), et qui puisse aussi faire office de chiffon pour les vitres lorsqu'il arriverait en fin de vie.

    Et pour ce genre de fringues, y a un lieu tout désigné.

     

    Le temple du vêtement de bon goût 

     

    Alors que je traversais des rangées de vêtements aux couleurs te démontant la rétine acidulées, je remarquai un jean qui semblait pas trop mal, et surtout en Soldes. Manquerait plus que ça soit cher, cette merde.

    Flairant une potentielle affaire, j'ai donc mis les voiles vers le rayonnage susmentionné.

    Mais je n'étais pas seul sur le coup, que non. Une chipie de sa race,16 ans à peine et affublée d'un superbe short (plus court que mes boxers) et de son mec du moment, ont également repéré l'objet de convoitise. Mais ça, je ne le savais pas encore.

     

    La jeune demoiselle, mise en valeur par un discret maquillage 

     

    Arrivant de justesse avant notre fine équipe, je prends donc la priorité sur la recherche des tailles. En arrivant au 40, vois-tu pas que je vois une main se tendre pour l'attraper, étant donné qu'il n'en restait bien sûr qu'un seul.

    D'un geste vif (mais élégant), je saisis donc la frippe avant la connasse, et lui adresse en prime un sourire satisfait.

    Ce qui la fit entrer dans un vif débat monologique avec son compagnon d'infortune, comme quoi ce jean lui aurait fait un trop beau cul et tout son orchestre. M'éloignant en direction des cabines d'essayage, j'entends donc des pas pressés se diriger vers moi. Et la pouf me demande si "je voulais pas lui lâcher le jean pour que son copain l'essaye, vu qu'elle l'a vu avant". Ce qui, tu en conviendras, est un argument choc.

     

    Ma réaction face à la sollicitation de l'intéressée 

     

    Je lui explique donc patiemment que si je prenais un jean, c'était pas pour le promener dans un magasin, mais bien pour l'essayer. Et comme je déborde de bonté, je lui ai dit que je lui laisserai si il ne m'allait pas.

    Finaude, notre tranche de conne me rétorque que le jean irait mieux à son copain, et qu'elle me voyait pas du tout avec. 

     

     Moi-même, expliquant à Zezette mes goûts vestimentaires


    Après cette conversation à forte valeur ajoutée, je continuais donc mes recherches d'un T-shirt immonde, et en oubliait notre altercation avec cette jeune fille peu généreusement fournie en neurones.

    Et je trouve donc la frippe tant adulée.

    En temps normaux, j'aurais reposé le jean, fait un saut à la caisse, et serais reparti illico. Mais vu que j'avais rien de plus intéressant à faire - ce qui est quand même rare, je suis allé essayer l'affaire.

    Je t'ellipse narrative le temps d'attente, qui fut ponctué de quelques gloussements et autres "c'est pas la bonne taille". J'ai par ailleurs remarqué que notre cortex de taupe faisait également la queue en bonne compagnie.

    J'ai quand même bien fait d'aller enfiler le haut, parce qu'au final il était trop grand. J'ai donc refermé le rideau de ma cabine, et suis allé changer pour la taille en dessous en rayon.

    En revenant, mon havre de paix avait été violé, et le jean n'y était plus. Autant te dire qu'il m'a pas fallu trois heures pour me demander qui  était à l'origine de cet odieux forfait. 

     

    A la chasse à la pétasse 

     

    Et autant te dire qu'il m'a pas fallu non plus la journée pour la repérer, elle qui poussait des cris d'excitation par delà la cabine. Ma fine ouïe a donc été plus qu'utile.

    Attends.

    Si je suis pas rusé comme le goupil, personne ne l'est.

    Plusieurs options se sont donc présentées. (1) la choper en sortant de la cabine, lui reprendre le jean et me casser ; (2) vérifier illico si j'avais vu juste. Et tu me connais, la patience, c'est pas mon fort. Je frappe donc sur la paroi de la cabine pour voir. Une tronche aux yeux de vache me regarde. Je lui demande donc si - par le plus grand des hasards, elle n'aurait pas pris le pantalon qu'elle tenait tant à avoir 10 minutes avant, et elle m'a juré Grand Dieu que trop pas, et qu'elle l'a récupéré sur le tas de vêtements essayés qui n'ont pas satisfait les gens.

    Sauf que pas d'bol la guibolle, il venait tout juste d'être rangé par une grande gigue plus maniérée que Michou. 

     

     Tu me prendrais pas pour un con, un peu ?

     

    Et au delà d'avoir très envie de racler sa gueule de conne contre le crépis, je la somme de me rendre illico le Chiffon de la Discorde.

    Vois-tu pas qu'elle refuse.

    Mais vois-tu pas que j'en ai un peu ras le cul, et que je compte pas y passer le Réveillon. Ni une ni deux, j'écarte le rideau, chope l'affaire, et commence à tourner les talons. Elle me chope par la chemise, et commence à pousser des cris stridents.

    Lassé de sa connerie, je lui dis donc que si elle insiste, elle repartirait simplement avec une touffe de cheveux en moins. Et c'est pas sa moitié, qui n'est pas intervenue à un seul instant durant ce débat digne d'être arbitré par Arlette Chabot, qui allait s'y opposer.

    Le pugilat ainsi clôt, je suis parti payer, et suis retourné vers d'autres horizons, une tenue glamour en poche.

     

    Clôture du débat et prise de congé. 

     

    Si le jean me plaisait ? Pas vraiment. Mais pour le plaisir de faire chier le monde (et de dresser les mioches), je suis prêt à payer un jean.

    En soldes.


  • Ayé.

    J'ai vraiment une bonne raison de revenir publier de la merde sur ce blog.

    Tu devineras jamais.

     

    Tu te souviens de ma joyeuse colocation avec Findus, dans le fin fond du trou du cul de la Chine ? (je te conseille d'aller faire un tour sur cet article (clique !) vantant mes qualités innénarrables de médiateur, parce que ce que je vais te raconter là vaut franchement le détour). Je devrais trop faire diplômate plus tard.

    T'es prêt ? Tiens toi bien au pinceau, j'enlève l'échelle.

     

    Tout commence il y a quelques semaines de ça, alors que je surfais tel Laird Hamilton sur mon internet mobile, lors d'un cours à haute teneur intellectuelle. Je cherchais probablement matière à puter sur Facebook, puisque tu n'es pas sans savoir que c'est notre occupation favorite avec Lady Smarties, surtout pendant nos glamoureuses pauses déjeuner autour de notre savoureuse quiche Casino.

     

    Findus, le retour.

    Même qu'en fin de repas, ça donne ça.

     

    Eh ouais, tu vois, on s'occupe.

    Et voilà que l'affaire se met à me claquer entre les doigts. Plus de 3G, et encore facile 1 heure à tenir avec l'intervenant, qui lancait un débat sur les préférences des français entre les moules ou la merguez. 

     

     

    Findus, le retour.

    Moi-même, cherchant désespérément le réseau 3G. Sans succès.

     

    "Vais redémarrer cette merde, et si ça marche pas je l'explose contre un mur", me suis-je donc proposé, avec cette délicatesse qui est mienne. Je t'ellipse narrative les temps d'extinction et de redémarrage de la daube.

    Qui, après coup, non seulement ne trouve plus la 3G, mais refuse également de recevoir les SMS. 

    Autant te dire que Lady Smarties, qui assistait au triste spectacle, commençait à se faire du souci pour mon intégrité mentale.

     

    Findus, le retour.

     Mon état, lorsque j'ai compris que le fatum s'acharnait encore sur mon cas.

     

    J'ai donc été contraint d'écouter le cours, avant de choper le premier métro en direction du Club Bouygues le plus proche. Parce que merde, ce téléphone est le seul truc qui me maintient en vie pendant les longues journées de cours.

    Donc j'arrive, et évidemment y a tout Lyon qui a décidé de venir ce jour là, ce qui fait qu'y a trois bornes de queue, et approximativement 800 personnes devant moi. Dont un vieux, à qui il a fallu expliquer en détail les caractéristiques de chaque téléphone de la boutique. 

     

    Findus, le retour.

    A mort la gériatrie.



    Findus, le retour.

    Et après on nous dit que c'est les jeunes qui sont malpolis.

    Scandaleux.

     

    Tout ça pour nous avouer à la fin qu'il utilisait 3 minutes de forfait par mois. J'ai hésité à lui faire un crocheton à la sortie. Enfin bon, vient mon tour, et j'expose poliment mon problème au vendeur, qui n'avait vraisemblablement pas le gaz à tous les étages. Et qui m'a fait ré-expliquer trois fois l'affaire, avant de me dire qu'il y pouvait rien.

    Et c'était justement la réponse à ne pas donner. J'ai donc suggéré au bulot de demander à ses collègues, qui ont voulu me changer ma carte SIM. Ce qu'ils ont fini par faire, m'assurant que ça allait marcher comme jamais auparavant. J'ai donc pris congé.

     

    Findus, le retour.

    Victoire sur la technologie.

     

    Mais ça aurait été trop simple, tu te doutes bien. Une fois la carte changée, ben ça marchait toujours pas.  Avoues que c'est pas de chatte. Et mon état mental a une fois de plus empiré.

     

    Findus, le retour.

    Au bout du bout.

     

    Ca ne pouvait donc venir que tu téléphone. J'ai donc entamé un périple dans mes tiroirs pour retrouver mon ancien cellulaire. Quelques heures après donc, ça remarche. J'étais trop ravi de la ouiche. 

     

    Mais quel est donc le rapport avec Findus, me demanderas-tu. J'y viens. Figures-toi qu'à l'époque de ce merveilleux voyage, j'avais justement le portable susmentionné. 

    Et quel ne fut pas mon émerveillement lorsque j'ai constaté que j'avais encore son numéro, à cette connasse. Que de nostalgie et de souvenirs, chargés d'émotion. 

     

     

    Findus, le retour.

    Mon état lorsque j'ai retrouvé son numéro dans mon répertoire. 

     

    Puis d'un coup, j'ai eu envie de faire chier le monde. Comme ça. Alors je lui renvoyé un texto, histoire de lui demander si ses factures avaient pas été trop chères après que j'eusse pris congé du pays du riz Basmati. (là si tu comprends pas, faut que t'aille relire l'article) (t'as vu comme je suis trop sympa, ça fait déjà deux fois que je te mets le lien).

    Je m'attendais pas à avoir une réponse. Mais visiblement je lui ai laissé un souvenir impérissable. Je te laisse juger par toi-même, avec son SMS, qui en VO, donnait ça :

     

    U suck u son of a bitch, who do u think u r, i had 2 borrow money from Mike to pay! U suck im gonna kill u!

    (pour info, Mike c'est BigMac)

     

    Findus, le retour.

    Findus, le retour.

    Findus, le retour.

    Objectif atteint !  



    Ca y est, un mystère de ma vie aura été résolu. Elle aura donc payé pour ce qu'elle m'a fait subir, cette connasse. Ce qui a rendu ma journée radieuse. Du coup, j'ai poursuivi le dialogue en lui disant qu'elle aurait mieux fait de me rendre ma caution quand je lui avait demandé, au lieu de faire sa harpie. 

    Ce a quoi elle a répondu que j'étais un connard,  qu'elle me souhaitait du malheur pour le reste de ma vie (genre je maitrise les astres), et qu'elle viendrait me faire la peau.

    Et pour clore le débat, je lui ai rappelé que d'ici à ce qu'elle puisse avoir un visa pour la France, elle aurait déjà pas mal de cheveux blancs.

     

     

    Findus, le retour.

    Moralité : Le retour sur investissement aura été fantastique.