• Je me demande comment j'ai bien pu oublier de te raconter ça.

    Sérieux.

    Je t'apprends rien en te disant que j'aime à me trimballer le caquelon par delà le monde, et tu t'en es déjà aperçu en lisant ce blog qui a lieu sur divers continents.

     

    Donc m'en revenant de Dakar, j'ai eu des horaires de vol assez pourris.

    Pour mon escale, j'arrive à 9:30 à Madrid pour en repartir à 18:00, après une nuit en vol.

    Non pas que le temps d'escale était trop long, puisque j'avais prévu avec mes compères d'aller faire les soldes non loin de là.

     

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

     Sortie shopping entre coupine !!! Coeur Coeur LOVE XD LOL

     

    C'est juste qu'on est arrivés trop tard : ces radasses de paellas avaient déjà fait une méga-razzia sur les produits soldés.

    Il ne restait que du XXS ou du XXXXXXXL. 

    Dommage, c'est pas mes tailles.

     

    Frustrés, mais néanmoins affamés, nous avons goulument jeté notre dévolu sur un Burger King, non loin de là. La journée n'aura pas complètement été perdue.

     

    Bref, tout ne s'est pas passé comme prévu.

     

    Venu le temps où il a fallu embarquer pour le dernier vol, je remarque une famille qui a vraiment pas l'air fine. En un mot comme en cent, des groseilles.

    Vazy qu'ça parle fort, que ça veut pas faire la queue pour monter TOUT DE SUITE dans l'avion (c'est pas comme si on avait des places attribuées, mais bon).

    Et le pire : un gosse qui braille, et qui en plus a une tronche à bouffer de la merde.

     

    Je regarde mon numéro de siège, et je constate avec soulagement que je suis calé au fin fond de l'avion.

    Rassuré, je me dis que cette bande de quiches aura surement fait un scandale au check-in pour être reléguée en avant d'avion "pour le confort de bébé ".

    Mon cul ouais.

     

    En rentrant dans l'affaire, je vois au loin la plâtrée d'abrutis qui gesticule comme pas permis. Je te raconte pas : la paupiette hurlante refusait corps et âme de s'asseoir, et vas y que j'te fais voler tous mes jouets dans le bordel pour montrer ma désapprobation.

    Toute personne sensée aurait déjà collé un aller-retour dans la gueule du chiard, mais là non.

     

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

    Ohhhhhh qu'il est mignon mon nenfant  

     

    C'est justement ce qui m'inquiète.

    Et voilà.

    Calé juste derrière la famille groseille. J'en profite pour regarder les passeports, histoire de savoir à qui j'ai affaire. Madame est Suisse, probablement ex-toxico ayant eu une permission de sorite par le centre de désintox. Monsieur est Brésilien, avec un regard bovin (tu vois, en plus ça rime). Et le merdeux est un bien triste mélange des deux.

     

    Allez, j'essaye d'être tolérant à la connerie, que j'me dis.

    Mais tu me connais, mon seuil critique est pas bien haut. 

    Ayant prié pour qu'il ferme sa gueule, et le pilote pour qu'on fasse le trajet vitesse Concorde, je constate 5 minutes plus tard que mes louanges n'ont pas été entendues. 

    On commence par dix minutes de retard, pendant lesquelles bébé faisait du barouf sur les sièges, emmerdant au passage le tiers arrière de l'avion (dont je faisais partie).

     

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

    Mamannnnnnn, je fais chier le monde !!

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

    C'est bien mon trésor ! Ouuuuuuuh je t'aime toi mon bébé d'amour !

     

    Et pour autant, si ce tiers de l'avion regardait l'air agacé la calanquée de blaireaux des sièges 24D à 24F, ça avait pas l'air de les déranger trop.

    Mais attends, le pire arrive.

     

    A peine décollés, ça devient le cirque Pinder juste devant.

    Je te raconte pas, c'était le festival des pains.

    V'là pas que les parents commencent à chanter pour l'affreux, qui fait des babillements te donnant l'envie de lui racler la gueule contre du crépis.

    Régulièrement, sa connasse de mère se lève pour aller pisser / chier / gaver les hôtesses en fond de cabine.

    Pour lui faire comprendre que son petit noyau familial commence à me les péter sévère, quand elle se lève, j'essaye de la regarder de manière appuyée, espérant que cette grosse fente saisisse le message.

     

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

    Fais fermer sa gueule à ton putain de gamin ou ça va chier.... 

     

    Mais non, penses-tu.

    Elle regarde tout le monde, l'air guilleret, et sautille comme une truie jusqu'à l'arrière de l'Airbus pour vaquer à ses occupations de mère indigne.

     

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

    Ben pourquoi vous me regardez comme ça ?

     

    (Et encore non, le sous-titre est mal choisi. Pour ça il aurait déjà fallu qu'elle remarque qu'on la regarde).

    C'est bien la preuve (s'il était encore nécessaire de le prouver) que les cons sont tellement sans-gêne qu'ils en sont complètement égocentrés.

     

    En regardant l'heure, je constate qu'on est même pas au quart du vol.

    A côté de moi, ça fait des mots croisés.

    De l'autre, une voyageuse commence aussi à en avoir ras le cul. Elle me regarde et me confie qu'elle les trouve un peu cons. Ravi, je commence à les tailler sévère, comme une grosse pute que je suis.

    Sauf qu'entre temps, Papa et Maman se sont proposés de chanter une berceuse au merdeux.

    Pour faire comprendre, je commence à faire des petits bruits d'agacement, bien audibles.

     

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

    Pètes burnes...

     

    Evidemment, tu penses bien que ça n'a servi à que dalle.

    Les gazouillis pour amuser bébé reprennent de plus belle. Je ne sais pas quoi faire. Enfin si, j'ai bien envie de leur demander si ça les dérange pas de brailler comme des grosses truies laquées genre les trois quarts de l'avion nous regarde mais ça doit être normal (ils sont jaloux de notre beau bébé sans doute). (et t'aurais vu sa gueule, je t'assure qu'y aurait pas eu de quoi).

    Mais bon, je veux pas déclencher d'incident diplomatique, alors je tâche de fermer ma grande gueule.

     

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

    Connards, connards, connards...

     

    Le temps passe vraiment trop doucement.

    Popa et Moman commencent à être un peu en rade d'idées pour amuser le merdeux.

    C'était sans compter sur l'ingéniosité du géniteur, qui se propose de rappeler au fruit de ses burnes à quoi ressemble le festival de Rio.

    J'essaye d'imaginer ce qui a pu se passer lorsque ses deux neurones se sont connectés :

    - Ohhhh. Un sac à vomi.

    - Ohhhh. Et si je le gonflais. Peut être que ça fera rire mon adorable bébé.

    - Ohhhh. Ca marche pas.

    - Ohhhh. Et si je l'éclatais, genre bien fort ?

     

    Aussitôt dit, aussitôt fait.

    Le "PAF" du sac qui pète fait sursauter l'ensemble de l'avion.

    Et en prime, la sirène qui leur sert de gosse se met à hurler, à concurrence d'une alarme incendie qu'on t'aurait collée à 20cm des tympans.

     

    En un mot comme en cent, c'en est trop.

    Je balance un

    "Nan mais ils sont vraiment trop DEBILES, et en plus ça fait chialer leur CON de gamin"

    (oui j'ai mis un accent tonique sur les mots en majuscule, histoire que ce soit compréhensible).

     

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

    Lancement des hostilités.

    (note qu'il faut comprendre 'bang' dans le sens littéral du terme, pas l'argot)

    (s'il était nécessaire de préciser)

     

     

     Pas loupé, on en arrive rapidement à une ouverture de dialogue.

    Madame se retourne, et me propose :

    - Nan mais on peut vous le confier une journée, vous verrez ce que c'est !

    - Ben justement j'aurais pas trop envie, que j'y dis, par contre je veux bien que vous lui fassiez fermer sa gueule.

    - Oui non mais il est petit...

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

    Paye ton excuse

    - Ben j'en ai rien à battre, vous voyez bien que vous êtes pas la seule famille ici. Par contre, y a que le votre qui fait chier comme ça.

    - Mais c'est pas évident vous savez...

     

    Face aux réponses évasives, je me suis dit qu'il était temps de monter un cran dans les hostilités, histoire qu'on arrive à quelque chose de productif (comprendre : qu'ils étouffent enfin leur mioche pour qu'il la boucle). Je lance donc un :

    - C'est pas ma faute si vous savez pas élever votre gosse !

     

    Là, j'ai senti qu'il ne fallait pas que je compte sur mes voisins, d'un coup : l'un ses mit à enchainer les mots croisés à rythme olympique, et l'autre (qui putait avec moi 5 minutes avant) s'est prise d'un soudain intérêt pour la double page vantant la propreté de la flotte Ibéria dans le magazine de bord.

    Là, le père se réveille, et rentre dans le ring. Note la valeur ajoutée du propos :

    - Non mais ta gueule !

     

    J'étais ravi. Enfin ce vol devenait marrant.

    - Alors d'une tu me parles meilleur parce que je suis pas ton pote, et de deux, c'est pas à toi que je parle. Donc si t'as rien à dire, tu la boucles aussi.

    - Ta gueule ! 

    Oui, l'argumentaire vole haut.

     

    Madame reprend la parole :

    - Mais vous savez, on vient de Rio, alors bon si on l'occupe pas il fatigue et il hurle.

    - Rien à battre, moi aussi je sors d'un vol long courrier

    - Oui mais il est petit...

    - Eh ben c'est qu'il a pas l'âge d'aller à Rio, donc voyagez pas si il est petit

    - Non mais là c'est qu'il est fatigué

     

    Note comme on tourne en rond.

    Le serpent qui se mord la queue.

    - Ben laissez le dormir bordel, et nous aussi par la même occasion.

     

    Le géniteur, qui ponctuait notre dialogue par de réguliers "ta gueule", a enfin réussi à changer la piste de son disque rayé.

    Il me demande donc :

    - Non mais t'en sais rien toi, t'as pas d'enfant !

     

    L'occasion était trop belle :

    - Ben si, j'ai deux petits garçons de 3 et 1 an. Mais là ils sont restés à la maison avec leur maman parce qu'ils sont trop petits pour voyager.

    (mensonge éhonté, s'il était besoin de préciser)

    (mais c'est ça la joie de l'impro)

    Je te raconte pas la gueule de mes amis, qui assistaient (passivement) au spectacle.

     

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

     

    Ouuuh Dieu ! Mais que dit-il ??

     

     

    Vu que l'autre con savait pas quoi répondre, il est revenu sur l'argumentaire (très constructif) précédent :

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

     

    Alertée par le barouf, l'hôtesse en chef est venu demander ce qui se passait. Après lui avoir confié que je jetterais volontiers le merdeux de devant par une overwing exit, elle me demande si elle peut y faire quelque chose.

     

     Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

    Ouuuh oui tu peux. Dis leur de lui faire FERMER SA GUEULE ! 

     

     Et après quelques protestations "parce qu'il est petit" et "fatigué", l'hôtesse leur a dit que de nombreux passagers n'en pouvaient plus. Qu'il fallait faire quelque chose. Tout de suite.

    Ca a fini par marcher, près de 3/4 du vol étant néanmoins passé.

     

     Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

     High five avec les passagers des rangées 8 à 32.

     

    Chérie, j'ai rétréci les gosses dans l'avion

     

    N'empêche, maintenant je sais.

    La prochaine fois je me baladerai avec un pin's de steward.

     

    Ca ira plus vite.

     

     


  • Figure toi qu'y a quelques semaines, je suis parti au ski. 

    Tu comprends, fallait bien que j'aille éliminer un peu tout le gras que je m'étais enfilé pendant ces longs mois d'hiver.

    Et c'est donc avec ma grâce toute naturelle que j'ai donc dévalé les cimes.

     

    Y a plus de jeunesse.

    Moi même, profitant des sports d'hiver

     

    Sauf que voilà, j'ai à moitié chopé une bonne crève des familles pendant ce week end là.

    Le lundi, j'avais à peu près la même voix que si j'avais fumé le tiers de la production annuelle de Gitanes maïs. Et j'avais bien mal à la gueule. Tellement que je pouvais plus bouffer.

    Ce qui - tu en conviendras, est une situation tout à fait inacceptable.

     

    C'est donc là que je te prouve que les vieux sont des cons.

    Ouais.

     

    Parce que du coup, je vais à la pharmacie chercher quelque remède contre mon piteux état, après les cours, qui m'ont paru une éternité puissance 3.

    Déjà quand tu rentres, tu te prends une vieille effluve effluve de pastille Valda menthe dans la tronche, genre "pour info je vends du Viks Vaporhub".

    Ensuite, tu constates qu'y a 200 personnes qui ont décidé de venir acheter du paracétamol en ce beau jour de décembre.

     

    Patientons, puisqu'il le faut.

     

    Plus tard, alors que c'est sur le point d'être à mon tour d'être servi, v'là pas qu'une vieille rentre dans la pharmacie, vient direct vers moi et m'accoste à peu près comme un scout qui pense que tu vas lui filer de la thune pour que sa patrouille aille chier dans un trou dans les bois, au milieu du parc de la Tête d'Or. 

     

    Y a plus de jeunesse.

    Bonjour, je vais vous passer devant, si ça vous dérange pas.

     

    Qu'elle me dit.

    Ma pauvre vieille. Si tu savais sur qui t'es tombée.

    - Ben un peu que ça me dérange, vous voyez. Je fais la queue depuis facile 20 minutes, et les gens derrière aussi. Donc pourquoi vous voulez me passer devant ?

    - Mais Monsieur, j'ai une carte prioritaire.

     

    Là, je sens qu'on va s'amuser.

    T'as déjà vu une carte prioritaire toi ? Ben moi non plus.

     

     

    Y a plus de jeunesse.

    Tu me prends pour une grue ?

     

    Donc gentiment, je lui dis que ça n'existe pas, et qu'elle fera la queue comme tout le monde, n'en déplaise à son grand âge.

    Et le fossile, qui devait pas s'attendre à ce qu'on s'oppose à sa prestance (et à sa santé qui n'avait franchement pas l'air pire que la mienne), commence à vouloir disputer le bout de gras en insistant. S'en suit le dialogue suivant :

    - Ben alors montrez-la moi, votre carte prioritaire.

    - Nan, j'ai pas le temps, répond la vioque.

    - Mais si, regardez : y a pas encore de caisse de libre !

    - Non mais j'ai une carte prioritaire, alors je passe devant, me dit-elle d'un ton sec.

     

    Ma patience ayant atteint ses limites, je lui suggère donc de ne pas me péter les burnes plus longtemps et de patienter, comme tout le monde le fait.

    - Mais je suis plus agée alors j'ai le droit de passer !

     

    Y a plus de jeunesse.

    Je t'arrête tout de suite

     

    Dixit la meuf qui se porte très bien, mais qui aime bien avoir cette excuse sous le coude si besoin est.

    Histoire de remettre les choses au clair, je lui explique que le fait d'être vieille ne lui donne pas des droits en plus, mais simplement la possibilité de ne pas venir à 17:30 dans une pharmacie, mais plutôt pendant des heures creuses. 

    L'argument invalidé, elle passe au suivant :

    - Oui mais monsieur, je souffre.

    Y a plus de jeunesse.

    Oui, oui, c'est ça.

    Devant mon air dubitatif, voilà qu'elle commence à m'expliquer en détail tous les médocs qu'elle prend. Je ne fais même pas semblant d'être intéressé.

     

    Y a plus de jeunesse.

    Moi-même, pendant l'énonciation des remèdes

    "...et 5 cachets de juvamine, de l'anusol, et en plus un suppo matin et soir..."

     

    Et le pire, selon elle, c'est qu'elle n'avait plus de smecta ! D'ailleurs, si elle n'avait pas une boite avec elle dans les 30 secondes (cachet de la poste faisant foi), elle allait se mettre à chier des troncs de baobab, ce qui la ferait très vraisemblablement mourir sur le pot.

    (j'exagère à peine)

     

    Y a plus de jeunesse.

    Ohhhhh vite mon smecta chéri !

     

    Du coup, pour lui faire comprendre que le monde ne tournait pas autour de son ampoule rectale (je te laisse consulter un manuel d'anatomie si tu doutes de l'existence de la chose) (ou demande à Magali, qui passera forcément sur ce blog), je lui demande ce qu'il en serait si j'avais un cancer ?

    Grosse esquive de la réponse.

    - Non mais Monsieur, vous êtes vraiment odieux, vous voulez pas me laisser passer ?

    Y a plus de jeunesse.

    - Non mais vraiment, je souffre

    - Mon cul ouais Ben non madame, le civisme, c'est pour tout le monde.

    - Mais j'en ai pour deux minutes !

    - Moi aussi, c'est fou non ?

    - Vous vous moquez de moi ?

    - Un peu, Madame.

     

    Fallait bien qu'elle se montre outrée un minima, et qu'elle prouve au reste de l'audience que les jeunes sont tous cons à manger de la merde. Alors elle lâche un :

    - Petit con !

    Ce à quoi je réponds allègrement

    - Ta gueule, la vieille.

     

    Y a plus de jeunesse.

    Gros regards dans l'audience

     

    (et si là tu estimes que je suis effectivement un petit con qui manque de respect aux vieux, je te répondrai que j'en ai rien à foutre, et que j'ai été élevé de manière à respecter les gens, sauf s'ils ne me respectent pas)

    (et encore moins quand j'ai la crève)

     

    Juste à ce moment, v'là pas qu'une caisse se libère.

    La vieille, aussi malade qu'elle prétendait l'être, est à peu près aussi rapide que moi pour y parvenir. Pas mal pour une grabataire censée souffrir de terribles maux.

    Je la grille sur la ligne d'arrivée, en la poussant un peu pour me retrouver devant la caissière.

     

    Y a plus de jeunesse.

    Dégage.

    Y a plus de jeunesse.

    Mais vraiment.

     

    La fossilisée bougonne, mais reste à côté de moi.

    Je demande donc un truc contre le mal de gorge et du paracétamol pour la fièvre.

    Et la vieille ose me sortir :

    - Mais vous êtes un menteur, vous avez pas de cancer !

    - Donc en plus d'être chiante, t'es conne ? Non Madame, c'était une image que j'employais.

    - Menteur !! Qu'elle répète.

    - Ben vous, vous avez pas de carte prioritaire, alors on est quitte non ? Je lui réponds, en prenant mes médocs.

     

    La voyant ne pas savoir répondre, je soigne ma sortie en lui balançant (un peu par réflexe) :

    - Allez, bisous.

     

    Y a plus de jeunesse.

     

     


  • Un clin d'oeil au billet précédent.

    Tu vois, je te mentais pas...

     

    Juste pour rire...


  • Je t'ai pas raconté la dernière en date.

    Je me suis frité avec la connasse la plus basique qui soit (et j'en ai vu pourtant). En plus sur le genre de truc qui outrage bien ta race, j'ai nommé la greluche qui se gare sur la place réservée aux personnes handicapées alors qu'y a de la place à 3 mètres.

    Tout ça parce que Madame peut pas bouger son gras l'équivalent de 10 mètres.

     

    Je te remets dans le contexte : au bureau, on est 3 boites dans l'immeuble. Elle fait partie d'une boite d'assurance (en plus), et elle a décrété que la place à côté de la porte d'entrée était la sienne. Genre si tu te mets dessus, elle te met un papillon format A3 plastifié avec marqué "Cette place est réservée à GAN" sur le pare-brise.

    Bisous connasse

    C'est MA place.

    Alors que les places sont pas nominatives.

    Donc bon, j'ai eu une fois le papillon, ça m'a bien gavé.

    A l'époque, j'avais noté au marqueur une petite réponse sur sa merde, que j'avais mis dans sa boite aux lettres. Histoire de mettre les choses au clair.

    Mais l'autre fois, c'est quelqu'un d'autre a pris sa place...

     

    Et tous les jours je la vois débouler avec son 806. D'ailleurs, vu que je donne sur le parking, j'ai l'impression qu'elle va m'arriver dans la gueule tellement elle se gare comme une truie. Pour te dire, son pare-choc va tellement loin que les lavandes au bord du mur ont pris la forme de sa bagnole. Un de ces 4, je pense qu'elle va arriver avant sa caisse.

     

    Bisous connasse

    A peu près comme ça...

     

    Et l'autre jour depuis ma fenêtre, je la vois donc se garer sur la place réservée.

    Je te raconte même pas, j'ai sauté de mon siège pour sortir du bureau aussi sec. La manager m'a demandé où j'allais, je lui ai même pas répondu tellement ça me gavais.

     

    Donc je la vois arriver, toute ventripotante, genre I'm sexy and I know it.

     

    Bisous connasse

    Hello folks!

     

    Et au delà du fait qu'il lui fasse une grue pour descendre de sa bagnole, ainsi qu'un ingénieux système de poulies et de cordes pour la hisser jusqu'au premier étage, elle n'a absolument aucun handicap.

    Donc au début, je la joue gentil, je lui demande si elle compte rester longtemps sur la place.

    "Non mais 5 minutes", qu'elle me répond.

    "Et si quelqu'un qui a besoin de la place arrive ?" je lui demande.

    "Eh ben il prendra l'autre"

     

    Mauvaise réponse, grosse.

    Donc je commence à lui dire que c'est pas franchement civique, et surtout qu'il y a de la place à genre 20 mètres. C'est pas le temps que ça prend, et même pas il pleut (si encore ça aurait pu être une excuse).

    "Je bougerai ma voiture que si j'ai envie"

    La dodue commence à me gaver sévère.

     

    C'est pourquoi je monte d'un cran dans les hostilités, en lui faisant remarquer que pourtant, ça lui ferait pas de mal de bouger son train vu qu'elle est pas loin de rouler pour se déplacer. Et là elle commence à monter les escaliers en me disant qu'elle en avait rien à foutre.

    Ce qui a eu le don de me foutre franchement en rogne.

    Je lui lâche un "grosse conne", et elle me dit qu'elle reste polie avec moi, elle. Et que je ferais bien de me calmer.

    Bisous connasse

    Si j'étais pas calme t'aurais déjà plus de tête, connasse.

    Ce à quoi je répond que je moi je reste pas poli avec des gens qui ne respectent pas les autres.

    Et vois-tu pas qu'elle me claque la porte de son bureau au nez.

    Je frappe.

    Bisous connasse 

    Knock Knock, bitch

    Pas de réponse.

    Du coup, je sonne.

    Toujours rien.

     

    Cran supplémentaire dans les hostilités.

    Je m'endors sur la sonnette jusqu'à ce qu'un autre employé, excédé, vienne m'ouvrir. Il me demande ce que je veux, alors je lui suggère de transmettre un message à la grosse, que si elle bougeait pas sa bagnole genre tout de suite, j'allais dessiner sur sa carrosserie avec mes clés, et y graver en prime un petit message genre "je me gare sur les places pour handicapés". Et qu'ensuite j'appellerai les flics pour qu'ils lui collent un bon pruneau des familles en prime.

    Je te dis pas, la joufflue a surgi de nulle part, en me disant que si je faisais ça, elle irait porter plainte.

    Bisous connasse

    Je lui ai dit qu'on pouvait rigoler, vu que j'avais un gros cliché de son veau sur ladite place de parking.

    Bisous connasse

    Bisous connasse

    On rigole moins d'un coup.

     

    J'ai donc pris congé en lui disant que si dans 5 minutes c'était pas fait, on pourrait bientôt mettre sa caisse à côté de Picasso au musée des Horreurs.

    Bisous connasse

    Bisous connasse

    Lol Bisous

    Pour la petite histoire, je suis donc redescendu après l'ultimatum, et elle a bougé sa daube. Je t'avoue que j'aurais bien laissé mes talents artistiques prendre le relais, mais je guette sa prochaine faiblesse...

     

    Affaire à suivre.






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