• Putain j'en peux plus.

    Je sais pas pourquoi, depuis quelques jours, y a des merdeux qui font le marathon de New York dans les couloirs de nos bureaux. Etant donné qu'on est à côté des ascenseurs et des portes coupe-feu, nous avons droit au moins une fois toutes les 10 minutes à :

    - La porte qui claque bien fort et qui te fait sursauter en plein coup de fil

    - Le "Ding" de l'asenseur que ces gigots prennent pour un jouet

    - Les hurlement sauvages lors de palpitantes courses poursuites dans les couloirs.

    Je te jure. Si je chope celui qui amène ses paupiettes hurlantes au taff, ça risque fort de dégénérer sévère. Le seul risque (probable), c'est qu'on se comprenne pas.

    La société n'est qu'une pute.


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    Déblaterrage de conneries

    (Couverture du livre)

     

    Comme je te le disais, en ce moment avec Findus on est pas franchement potes. J’irai même jusqu’à dire qu’on peut plus se saquer. Tu voudras certainement en savoir un peu plus sur les raisons pour lesquelles je lui enverrai bien une casserole sur le coin de la tronche.

     

    C’est bien simple. Comme je ne restais que peu de temps ici (enfin façon de parler hein), j’ai donné ma caution à cette harpie de sa race en avance. Vois-tu que maintenant que je commence à voir le départ, ben elle veut pas me rendre ma thune, cette pute.

     

     

    Déblaterrage de conneries

    Moi, arrivant dans l’appart, ayant appris la nouvelle

     

    Le problème, c’est que ça me plait pas trop ce genre de méthode. Et t’inquiètes que je lui fais savoir. A ma façon. Déjà que j’ai mon égo qui est un peu blessé, mais si tu me donnes une bonne raison de faire chier le monde, j’y vais à cœur joie et je me donne à fond.

     

    Pouvant pas lui mettre le couteau sous la gorge (pas envie de croupir en taule ici), je me venge purement et simplement. Et je t’assure que j’ai plein d’idées.

     

    Chapitre 1 : Exploiter ses faiblesses.

    Lorsqu’elle ramène BigMac à la maison, j’ai pu constater entre deux lèchements de glotte que les deux souffrent d’une flemme indicible. On a même eu droit à une scène de ménage pour savoir qui allait devoir descendre acheter la bouteille de Coca qu’ils avaient prévu de s’enfiler au cours de leur romantique soirée. Qui s’annonçait plus si bien que ça d’un coup (en même temps, c’est ça de sortir avec un amerloque) (tu vas me dire que je suis une sorte de salope bourrée de stéréotypes, mais je m’en tamponne la citronnelle) (et je le prouve :)

     

     

    Déblaterrage de conneries

    BigMac, quand il était petit, en train de prendre son goûter et réclamant un Diet Coke

     

    Tu t’insurges ? Attends, bouge pas.

     

     

    Déblaterrage de conneries

    BigMac prend sa moto

    Voilà.

    Je disais ?

    Fort de cette constatation, tout ce dont elle peut avoir besoin, je le finis allègrement. Par exemple, elle fait 12 lessives par jour. Mais si on fait disparaitre la lessive (soit en la finissant, soit en s’en débarrassant d’une manière lambda), le nombre de lessive diminue grandement, jusqu’à 0 par jour.

    Aurait-elle la flemme d’aller s’en chercher ?

    Bien entendu, je ne fais jamais la vaisselle (enfin si, mais quand je nettoie un truc c’est pour me faire ma bouffe, donc le cradosser direct derrière). Vu qu’elle n’a jamais compris à quoi servait une éponge, elle s’achète de la bouffe toute faite. Dépenses subsidiaires.

     

     

    Déblaterrage de conneries

    Notre évier

     

    C’est très sain et ça attire plein de bestioles qui se nourissent de nos restes. J’aide la nature et je défends les petites bêtes sans défense. Chui trop la Brigitte Bardot moderne. Avec moins de rides. Ben quoi c’est joli les rides sur une femme, non ? Non.

     

     

    Chapitre 2 : Utiliser généreusement ses affaires.

    A défaut de récupérer mon argent, j’en dépense moins. Comment, me demanderas-tu avec des yeux plein de concupiscence. C’est bête comme chou : tu utilises ce qui est pas à toi.

    Je fais donc de grandes économies en shampoing et savons en tous genre, en utilisant ses propres laits de pute. Mes cheveux puent le L’Oréal AlphaRepair (qui est censé te faire shiner les cheveux et rendre tes amis jaloux), et je me nettoie la nouille à grands renforts de savon Dove Citron vert.

    En cas de suspicion de la part de la propriétaire, répondre simplement que « mon savon est dans ma chambre, je m’en fous du tien ». Ca marche généralement pas, et elle planque tous ses savons chéris dans son armoire, à l’abris dans un bunker anti-nucléaire relié à une bombe antieffraction.

    Mais qu’à cela ne tienne, on sait exploiter ses faiblesses, comme nous l’avons vu dans le précédent chapitre. Il suffit donc d’attendre quelques jours, et la flemme reprend le dessus : les laits de pute retrouvent leur place initiale dans la salle de bain.

    Ca implique de ne pas se laver pendant deux trois jours, mais comme chacun sait les hommes sont de gros dégueulasses (notamment les Français qui sont grave smelly, d’après nos amis obèses d’outre atlantique), donc au final y a pas mort d’homme. Je suis juste à la hauteur des stéréotypes des autres. Des gros notamment. (Oui parce que si tu ne le sais déjà, BigMac est – comme son nom l’indique, gros. Normal.)

    Mais que faire pendant ce laps de temps où les savons sont sous scellé ? Tu peux tout simplement te rabattre sur la bouffe, pardi ! Un tour dans le frigo et hop, on s’envoie quelques yaourts au goûter, on lui ouvre son Sprite tout neuf quand elle est encore au boulot, ou on lui grignote ses gâteaux bien chers. En cas de réaction de l’intéressée, suffit de dire « Oh ben pardon j’ai pas fait gaffe, j’achète la même chose, et je croyais que c’était les miens ». En cas de crise de nerf, placer habilement l’argument imparable : « je vais te les racheter ».

     

     

    Déblaterrage de conneries

    Findus, ravie à l’idée que je lui rachète ses merdes.

     

    Sa face va s’illuminer comme le Ravi de la Crèche, et on verra plus ses yeux. Qu’on voit déjà pas beaucoup en temps normal. C’est ça d’être bridé.

    Du coup tu ajoutes : « ah ben non en fait tu peux les racheter avec mon argent ! Tu sais, celui que tu veux pas me rendre ».

    D’un coup, ça la calme. Et toi t’es bien content.

     

     

    Déblaterrage de conneries

    Findus fait moins la fière.

     

    Au cas où, maintenant, je ne fais plus que lui bouffer des trucs neufs, au cas où elle veuille me filer la chiasse avec un ingrédient surprise rajouté dans un truc déjà ouvert. Comme ça, ça la fait encore plus chier. Et ca me rend plus heureux.

     

     

    Chapitre 3 : Faire la nique aux écolos

    Pour lui faire dépenser de la thune, y a rien de mieux que de lui faire faire des frais monstrueux. Je te montre.

    ELECTRICITE : Revenant de Finlande, j’avais pris des pulls que je ne pensais pas utiliser.

    Findus m’en offre l’opportunité.

    Afin de lui bouffer un max d’électricité, je fous la cloum à fond dans tout l’appart, que je règle à 15° quand dehors il fait au moins le double. Moi je mets des pulls, je mange un mars, et ça repart. Si j’en ai marre du froid, il suffit d’ouvrir les fenêtres, et en 3 minutes tu sues comme un porc.

    EAU : Quoi de mieux qu’une longue douche de 5 heures pour se délasser ? Certes, cinq heures c’est long, mais personne n’a dit qu’il faut rester dessous en permanence. Tu peux donc commencer, rester quelques minutes à jaboter sous la flotte, puis regagner tes pénates afin de regarder des séries de merde. Tout en prenant psychiquement ta douche.

    D’un coup après, on se sent vraiment mieux.

    GAZ : Attention les enfants, ce show est réalisé par des professionnels, ne retentez pas ça chez vous. Quoi donc ? Convertir sa salle de bain en hammam. Si la douche standard t’ennuie, tu peux toujours faire venir la vapeur à toi. L’eau étant chauffée au gaz, si tu mets la machine à fond, ca te sort de la flotte à 60° (c’est le machin qui le dit). Ca fait de la vapeur sympa, et en plus tu peux coupler ça avec la méthode précédente.

     

    L’avantage incontestable de cette méthode est qu’elle s’en apercevra quand je serai déjà parti, ce qui est encore plus vicieux. Facturation fin juillet. D’ailleurs, je compte conserver mon numéro de téléphone Chinois juste pour lui envoyer un petit texto sympa à la fin du mois, genre « Pas trop cher les factures ? ». Très fin.

    C’est très complémentaire avec les emmerdements qui sont pas en différé (genre lessive, savon et bouffe). Ou comment faire chier même quand t’es plus là. Je laisse des souvenirs impérissables. Chui comme ça moi.

     

     

    Déblaterrage de conneries

    Findus reçoit ses factures

     

     

    Chapitre 4 : Faire chier au quotidien

    Là encore, les idées ne manquent pas.

    Tantôt je deviens un maniaque du ménage, et je dégaine l’aspirateur au moment où son téléphone sonne. Elle change de pièce ? Pas de souci. Je la suis (« mais c’est toi, t’as les pieds SALES !! Grosse dégueu t’en fous de partout, faut bien que quelqu’un nettoie !! »). Bon sauf quand elle s’enferme dans sa chambre. Mais bon je peux faire chier a minima en aspirant à côté de la porte, et la tête de l’aspirateur qui se cogne sur les meubles, les coins et la porte, c’est pas discret.

    L’inconvénient c’est que ça lui fait faire des économies en téléphone.

    Mais sinon, on a aussi la pluie. Très simple à tourner à son avantage. Etant donné que les parties communes (e.g. le salon) sont occupées en quasi-permanence par elle-même et son gros sac, je n’y suis jamais. Donc ruiner leur nid douillet (fait d’un canapé qui t’avale quand tu t’assois dedans (la faute à BigMac je présume) et de coussins immondes Hello Kitty) est une option tout à fait envisageable. Le canapé étant à côté de la fenêtre, c’est limite trop simple. On se prend un typhon sur le coin de la tronche ? Génial ! Ouvrons les fenêtres !! Et voilà en moins de deux tout est trempé. Findus s’insurge ? T’as tout prévu : t’as passé ton parapluie sous le robinet et il est ouvert, en train de sécher, dans l’entrée. Tu n’as plus qu’à répondre « oh ben j’étais dehors chercher un truc à Carrouf, je pensais pas qu’il allait pleuvoir donc j’ai pas fermé. Quel temps pourri, m’en parle pas ». (en fait tu étais en train de t’enfiler du Sprite par intraveineuse devant une série naze, tout en préparant ton hammam à côté, en référence au Chapitre 3.

    Tu apprends vite dis donc.

     

     

    Chapitre 5 : offrir un feu d’artifice lors du départ

    Partir c’est mourir un peu à ce qu’on dit. Mais moi, quand je vais mourir, je vais en mettre plein les yeux pour pas qu’on m’oublie. Et j’ai déjà tout prévu.

    A mon départ, ça va être un 14 juillet (en plus c’est vraiment le jour où je me casse, c’est parfait didon) (une excuse de plus ! « Mais c’est la tradition chez nous pour la fête nationale !! T’es pas un peu conne sur les bords ? Ah ben oui en fait. »). Ca va lui en mettre plein la vue.

    On va donc commencer gentiment en la privant d’internet, comme elle me l’a fait. Oui, parce que si y a pas beaucoup d’activité ici, c’est parce que notre internet ne marche plus, et qu’elle ne veut pas le réparer (basse vengeance). Elle fixera le problème quand je partirai, probablement.

    Ce qu’elle a pas pensé, c’est que ca sera pas si simple…

    Un petit coup de cutter derrière la prise, et hop, plus de fils. Pas de fil, pas d’internet. Elle va banquer, cette pute.

    Ensuite, on va passer au grand Massacre des Vêtements. Vu que notre balcon est en permanence envahi de ses serpillères et autres fripes (en lien avec les 40 lessives quotidiennes) (quand y a du savon), je sais déjà qu’y aura un vent monstrueux ce jour là. Histoire d’être sûr qu’y aura des trucs qui sèchent, je rachèterai de la lessive. Ca va la rendre heureuse, mais elle se doutera pas de ce sui l’attend.

    Malheureusement, le vent sera tellement monstrueux que ça va les décrocher et qu’ils vont faire une chute du 22ème étage, les pauvres. Et moi, bon prince, quand je serai en bas avec ma valise, je vais le remarquer.

    Pour la prévenir (parce que je suis adorable), je lui enverrai un petit texto du style « mais je crois qu’y a tes vêtements un peu partout dans la cour commune, à cause du vent. Je peux pas les ramasser, je suis déjà en retard pour mon avion ! Désolé, bisous et merci pour tout ».

    Nul doute que ça fera effet. Jackpot, une chasse au trésor, dont les objets sont à trouver avant les autres résidents. Soit 7 immeubles de 30 étages, avec 8 apparts à chaque niveau, ou encore au minimum 1680 personnes susceptibles d’arriver avant elle et de lui pécho ses fringues chéries.

     

     

    Voilà, donc maintenant à toi de jouer.

     

     

    Je cherche encore quelques idées pour sublimer mon départ. Si tu as quelques idées, n’hésites pas.

    Après tout, j’ai ma thune à lui faire dépenser.

     

    Tu penses qu’elle risque de me poursuivre en France ? Aucun risque, j’avais signé mon contrat avec un nom pas tout à fait exact (au cas où) et elle a jamais vu mon passeport.

     

    Mata Hari vous avez dit ?

     

    Déblaterrage de conneries


  • Tu n'es donc pas sans savoir que je suis allé à Shanghai la semaine dernière. Ca a été légèrement la folie, parce que en France ma santé mentale est déjà assez discutable, mais ici (et après deux mois de bridage), la capsule a littérallement explosé trois jours durant.

    Vendredi matin, je me lève tôt pour aller finir ma nuit dans le métro, en direction de l'aéroport. Car il faut comater pas loin de 1h30 pour y parvenir. Plus la demi-heure de marche standard jusqu'à la station.

    Déblaterrage de conneries

    Dispositif que je songe a adopter pour finir mes nuits dans le métro

    Le petit plus : la station à laquelle il faut te réveiller

     

    Ce qui est bien, c'est qu'ici, on s'emmerde pas avec les statistiques. Tu as 100% de chances qu'un vol domestique prévu au delà de 11h du matin ne parte pas à l'heure, que non. Parce que entre la météo capricieuse, les avions auxquels ils manque un morceau d'aile et autres soucis d'ordre logistique, c'est généralement le boxon puissance 12.

    J'ai donc prévu de décoller à 9h du matin, histoire de pas arriver à minuit. Et tout le monde tente de faire ça. Donc le métro devient un dortoir ambulant, ponctué de ronflements pour annoncer l'arrivée à une station.

    Déblaterrage de conneries

    Les compagnons


    Une fois débarqué à l'aéroport, je repasse en language des signes pour me faire comprendre et trouver le comptoir. Pas super simple, le mien est bien planqué dans un recoin. Cadeau.

    Formalités d'usage, passeport, bip au détecteur de métal, tripotage usuel (même que mon genou il a sonné. Deux fois.). Les terminaux sont déjà blindés, et je me laisse emporter par la foule jusqu'à ma porte. Où je repasse en mort clinique.

    L'avion est déjà là, ce qui laisse présager un départ à l'heure. Enfin quand je dis avion...

    Déblaterrage de conneries

    L'épave de Monsieur est avancée


    Ben voui, parce que réparer des avions avec du scotch, c'est mieux. Au fond, un avion, c'est un peu comme ma claquette. Si il se casse, tu mets une généreuse quantité d'adhésif, et ça repart !

    Donc l'équipage arrive, va dans l'appareil, probablement pour faire des trucs sales. Mais vu qu'ils ont pas fini quand vient l'heure d'embarquer, on entend un message qui doit pas être top, car les gens font un peu la tronche. Moi j'ai rien compris, à part XieXie (que tu prononces chié chié). Par contre, mes craintes ont vite été avérées lorsque le gros DELAYED est apparu sur la télé, en rouge, histoire que t'aie bien compris.

    J'étais tellement énervé que je me suis surpris a apprécier une chanson de Shakira à la radio.

    Quand j'ai vu arriver les techniciens dessous l'avion une heure après, je me suis dit qu'on était pas encore partis. Encore plus quand ils ont commencé a ammener des repas dans le terminal...

    C'est ça aussi de faire voler des A300 qui ont plus de 25 ans.

    Tout ça m'a flanqué une crise de la vessie, et je me suis donc eclipsé jusqu'aux chiottes, pendant que 200 passagers se ruaient sur le chariot à bouffe comme des malpropres. J'ai été accueilli par une odeur immonde, à t'en faire fondre les poils du nez. J'ai vite compris d'où ça venait quand j'ai vu que quelqu'un ne savait pas que y a une chasse d'eau au dessus des chiottes, et qu'il faut s'en servir.

    Surtout après avoir fait son offrande à la faïence.

    De retour dans le terminal, je me suis laissé tenter par les crackers aux algues, car après tout on est pas des bêtes. Quand j'ai vu que c'est Kraft foods qui faisait ces machins, me suis dit que c'était vraiment la crise pour tout le monde.

    Savourant ces délicieux biscuits, soit deux heures après la date de départ initiale, nous avons été invités à embarquer. Gros bouchon devant la porte, mais finalement ça passe et on se donne tous rendez-vous dans dix ans l'appareil. Démos de sécurités et danses du ventre habituelles, l'avion bouge.

    Et s'arrête.

    On nous apprend alors que finalement on décolle pas, soit disant parce que il pleut trop fort à Shanghai (mon cul) (tous les autres vols pour la même destination se sont cassés sans soucis... On soupçonne encore un problème sur notre avion...).

    On vient donc nous servir un repas à l'arrêt, grande classe. Au moins, on renversait pas nos jus d'orange avec les turbulences. J'ai jacté un peu avec mon voisin, anglophone (in-croy-able !), et après je me suis interrogé sur la méthode qui serait la plus efficace pour empêcher mon autre voisin de ronfler. Ma fine analyse étant achevée, je me suis proposé de :

    1. Lui boucher le nez. Méthode classique mais efficace. A déconseiller en période hivernale, notamment en cas de forte affluence nasale. Mais bon, vu qu'il fait en moyenne 35° tous les jours, je pense pas prendre trop de risques.

    2. Mettre un truc dans sa bouche. Une serviette China Eastern Airlines fera parfaitement l'affaire. Encore plus efficace si elle a servi à essuyer les restes du sandwich à on ne sait quoi (mais poivré). Le risque c'est qu'il aime ça et qu'il reparte de plus belle.

    3. Ronfler plus fort que lui. Des fois que ca le réveille, on sait jamais. Mais ça implique de prendre le risque de s'attirer les foudres des alentours. A n'utiliser que dans les petits avions.

    4. Siffler. Y parait que ça marche. Histoire d'être sûr, on peut se proposer de voler un sifflet aux emmerdeurs publics (si tu es déjà allé sur le Bund à Shanghai, tu sauras de qui je parle), et souffler bien fort dedans. Nul doute que ça marchera.

    5. Lui mettre un truc interdit dans la poche et le dénoncer. Genre un couteau ou pire, des biscuits aux algues. Pas mieux pour se faire ejecter proprement de l'avion et roupiller sans chaudière à proximité.

    Ou tout en même temps. Mais bon, avant de mettre le point 2 en exécution, on allait décoller, ce qui m'a un peu perturbé, parce qu'on était censés être cloués là pendant encore une demi-heure. De l'avance sur le retard didon.

    On est arrivés sans encombre, mais en serrant les fesses, parce que y avait de la turbulence, dont une qui a fait un vieux grincement que t'aimes pas trop quand c'est pas à la télé que tu l'entends. J'avais aussi peur de me ramasser un coffre à bagage sur le coin de la tronche, vu comme ils bougaient.

    Après moult péripéties, j'ai retrouvé mon accolyte, avec lequel nous nous sommes dirigés vers le Decathlon du coin. Passage au Mac Do pour faire le plein de gras et puter comme des porcs sur les bridés echanger nos points de vue sur notre voyage.

    Déblaterrage de conneries

    Ah et mettez moi aussi un petit wrap, tant que vous y êtes


    Après avoir fait quelques emplettes et croisé le chemin d'un taxi qui n'était pas foutu de nous conduire jusqu'à la station de métro la plus proche, nous avons pu rentrer afin de gueuler par les fenêtres, et puter de plus belle. Je te raconte même pas, ça a fait du bruit au balcon.

    Mais bon, il a bien fallu qu'on se calme, parce que le lendemain on allait montrer notre cul aux pêcheurs et faire chier les vieux aux Tai Shi. Tout un programme. L'acharnement du Fatum, qui me suit partout, a encore fait des siennes. Non content d'avoir mis mon avion en retard, il a encore voulu m'emmerder en faisant la pluie et le beau temps. Enfin surtout la pluie.

    Grosse mousson au réveil à 6h du mat, on était bien contents. On a trouvé une activité de substitution, à savoir éclater à la ceinture les moustiques qui nous avaient sucés toute la nuit. Enfin moi je les éclatais au doigt, parce que c'est plus sympa. Chef-d'oeuvre en images :

    Déblaterrage de conneries

    On fait moins le malin, d'un coup.

     

    On est allés ensuite se balader dans les rues, où on se faisait accoster toutes les 3 secondes pour nous vendre un parapluie (oui parce que nous, les gens de la montagne, c'est pas trois gouttes qui nous font peur). On a spotté sur le Bund et on s'est barrés parce que la Mousson faisait son come-back.

    Comme il se faisait l'heure de se goinfrer, on a pris la direction d'un charmant ensemble de petit restaux, avec une glace au Burger King histoire d'être sûrs.

    En rentrant, on s'est relayés pour regarder un film. Claire a sombré la première, j'ai passé mon tour pour le milieu, et Kevin nous a laissé terminer. Ce qui fait qu'on avait pas super bien compris. Enfin surtout moi, parce que je l'avais jamais vu. (les autres sont des tricheurs malpropres et sans vergogne).

    Pour se remettre de cette épuisante journée, on est allés s'envoyer une fondue derrière la glotte, puis on est allé montrer notre cul aux gens sur les quais. Ca hallucinait légèrement côté bridé.

    Mais le lendemain, on a fait mieux. En plein jour, on a fait la même chose. Nous faisons maintenant partie du très sélect' "Club de ceux qui se sont baladés à poil sur le quai le plus touristique de Shanghai". Les gens nous ont pas applaudis, mais on a eu droit à quelques coucous d'encouragement. Je sais pas encore si je décide de rendre mes amis jaloux et ce blog plus beau en publiant la fameuse photo (ben voui, on a des preuves quand même).

    Après tout ça, il a rapidement (trop) été l'heure de rejoindre l'aéroport pour rentrer dans cette ville pourrave sans étrangers. On a même vu des moines bouddhistes faire leur self check-in aux bornes, ca nous a mis la larme à l'oeil, ce mélange de traditions et modernité (surtout quand on a vu qu'ils ont pas réussi à s'en servir).

    Au moment de se quitter, devant le contrôle des passeport, même le douanier a partagé ses émotions en nous lâchant une énorme caisse pour ponctuer nos adieux.

    J'ai ensuite sombré dans un profond sommeil dans l'avion (que j'ai quand même interrompu pour bouffer, mais je gage que tu l'avais déjà deviné). La dernière fois qu'on avait oublié de me donner à becqueter, ça a donné ça dans le compartiment des hôtesses:

    Déblaterrage de conneries

    N'est pas PoufKiBouf qui veut.

    Alors comme on dit ici : ChiéChié'mh'bahbaï (je sais, mon pinyin est très beau)


  • Ayé. Suis revenu dans la nuit. Avec de l'avance (là il faut applaudir parce qu'au départ, je me suis mangé 4 heures de retard).

    Si tu es sage, je te raconterai mes aventures de ce week end, où on a allègrement montré notre cul sur le Bund, à défaut d'aller faire chier les vieux au TaiShi (y pleuvait).

    Je serai bien resté là haut, parce que définitivement ici ca pue et c'est moche. Au moins y a une culture là-bas. Et puis surtout, partir backpacker en Mongolie et Russie, ca m'aurait plus branché que faire de la custom clearance à longueur de temps !





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